Il nous semblait inconcevable de repartir de la Gironde sans passer par Saint-Emilion (33), village viticole incontournable de la région. Les quelques kilomètres de route pour rejoindre cette commune traversent les vignes des plus grands cépages. Nous reconnaissons les célèbres noms de domaines, le tout à perte de vue… jusqu’à l’entrée de l’un des plus beaux villages de France. Nous l’avons compris dès notre arrivée, nous ne sommes pas les seuls à vouloir emprunter les rues de cette cité, malgré notre passage matinal. Nous y retrouvons une très belle architecture et des rues bien entretenues. Mais tout est presque trop lisse et parfait. La sensation de « too much » se fait vite sentir, l’activité viticole y est devenue un étalage commercial dénué de charme.

 

Un arrière goût de déception

 

Soucieux de profiter du lieu avant l’arrivée des touristes, nous avons décidé d’y prendre notre petit déjeuner sur la place emblématique, au pied de l’église monolithe qui surplombe la ville. Malgré le cadre agréable, nous avons été très déçus: service expéditif, manque de qualité des produits proposé, prix excessif…Même impression en visitant le cloitre des Cordeliers: bel édifice du XIIIe siècle, classé Monument Historique et inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, aux vitraux singuliers, rénové pour devenir une immense boutique de souvenirs et bar lounge. Etonnant pour un endroit riche en histoire, qui aurait mérité une autre destinée, pourquoi pas culturelle. Reste néanmoins la possibilité d’en visiter les caves.

 

Le meilleur pour la fin

 

Heureusement, en se perdant dans les rues, on peut encore y découvrir des endroits plus authentiques, à l’image de cette petite boutique qui vend cannelés et macarons des anciennes religieuses de Saint-Emilion dans une ambiance loin des commerces aseptisés du centre ville.

 

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