Une bonne nuit de sommeil plus tard, notre entrain est revenu et nous sommes prêt à inverser la tendance pour cette nouvelle journée. Première étape, profiter de notre lever matinal pour une randonnée en montagne. Nous empruntons à nouveau le chemin de la veille, en sens inverse. La route serpente, des lacets à n’en plus finir, mais c’est tellement beau ! On ménage Joe dans la montée en roulant lentement mais surement. Malgré sa vulnérabilité d’ancien, il est tenace et nous mène sans sourciller au sommet.
 
Charmant-Som-Van-02

Une fois le dernier virage passé, nous découvrons la vue imprenable sur les massifs alentours. Un premier parking nous réserve la seule place libre, ouf. Le spot est très prisé, il faut dire que le lieu est magnifique. Le vent frais est fort appréciable, surtout pour Joe qui a bien chauffé pour arriver jusque là. Ici, le calme. Juste le doux son des cloches du troupeau de vaches d’alpage et quelques voisins voyageurs comme nous. La météo grisâtre nous annonce une future promenade humide ! Nous prenons tout de même le temps de petit déjeuner, et malgré la pluie qui commence à tomber, on apprécie notre chance.

 

Dans le brouillard

C’est en feuilletant le livre de Chloé et Gurkan que nous avons choisi la balade de ce matin. Courte et accessible, elle n’en demeure pas moins impressionnante. Le départ se fait devant la fromagerie, la dernière d’alpage, en Isère, à fabriquer et vendre sur place. Cet argument nous suffit pour y faire un arrêt avant l’ascension. Nous repartons avec une tomme de vache, du serac fumé (obtenu à partir du petit lait) et du saucisson, le tout bien à l’abri dans notre sac à dos. Nous rejoignons le sentier, et même si la marche reste technique, il nous faudra moins d’une heure pour arriver en haut.
 
À défaut d’avoir la vue attendue, c’est la brume qui nous accueille. La satisfaction d’avoir atteint l’objectif et le plaisir de pouvoir s’assoir et juste observer, pleinement dans l’instant, ne sont pas ternis par le mauvais temps.
 
Arrivée en haut du Charmant Som

Nous sommes dans un nuage sans visibilité, mais nous ressentons rapidement une sensation d’apaisement.

L’envie de goûter nos achats du jour se fait vite ressentir, mais nous n’avons pas de couteau sur nous. Nous sommes dans le pays de l’Opinel, un promeneur va bien pouvoir nous dépanner! Ça ne loupe pas, une minute plus tard, nous dégustons nos trouvailles. Des chocards des montagne (sorte de corbeau à bec jaune) nous ont vite repéré et nous approchent à quelques centimètres, à l’aise . Nos peaux du saucisson et croûtes de fromage à picorer les épargnent de l’effort d’une chasse probable pour manger. L’Opinel rendu et notre paquetage refait, la magie météorologique opère et le ciel se découvre, nous laissant savourer la descente par l’autre flanc de la montagne.

Changement de décor

De retour à notre bercail roulant, nous prenons la route pour regagner le Vercors. Cette fois-ci, pas question de galérer à trouver un spot. Nous en avons repéré un aux abords d’une forêt, qui semble sympa et bien placé. Espérons que les photos prometteuses de l’application ne soient pas trompeuses, nous redoutons à présent les désillusions. Après quelques kilomètres de lacets supplémentaires, changement total de décor. C’est fou comme en une si petite distance, le paysage se transforme autant. 
 
Ici la vallée est dégagée et plutôt verdoyante malgré les fortes chaleurs. On croise les doigts le temps des quelques kilomètres pour rejoindre le spot, la chance nous sourit, il est bien libre, et à la hauteur de nos attente. Mais avant de pouvoir souffler vraiment, reste encore l’installation. Le terrain est assez cabossé et en pente, il ne faut pas abîmer le van et la cuve d’eau en touchant le sol (Joe a été rabaissé par son précédent propriétaire) puis manœuvrer pour le mettre le plus possible de niveau (cela permet notamment de dormir droit). Julien part en éclaireur analyser le terrain et définir la meilleure trajectoire pour atteindre la place parfaite, juste entre les arbres, un peu à l’abri des regards et dans le sens de la marche pour repartir (on essaie de s’y tenir, par sécurité en cas d’urgence). C’est confiant qu’il reprend place à son poste de conduite, alors que Stéphanie agite ses bras tel un agent de piste pour éviter les obstacles.
 
Ce ballet terminé, nous sommes plutôt contents: tout s’est bien goupillé et nous sommes posés à une heure correcte, qui plus est dans un endroit vraiment agréable! En retrait de la route, cachés par la végétation, à proximité d’arbres (indispensable pour le coin toilettes) et avec une vue sur les montagnes ! Cette fin de journée sera rythmée par une séance de yoga, d’un peu de tri de photos, de rangement, d’une bonne vaisselle.
 
Un spot idéal et tranquille dans le Vercors
On chauffe l'eau avant de la mettre dans la douche solaire Decathlon

La bonne surprise

Nous rêvons à présent d’une bonne douche, sauf que notre stock d’eau est quasi à sec. Ni une ni deux, on ferme le van, on embarque la douche avec nous, et nous allons tenter notre chance dans la petite station du domaine skiable voisine, les Clots. Un restaurant est ouvert, et bien qu’il ne paie pas de mine, l’accueil est agréable. La carte promet d’alléchants plats montagnards, l’occasion est parfaite pour notre dîner ! La réservation est prise pour le début de soirée.

Notre cabine de douche dépliable Decathlon

En plus, ils nous offrent les 10 litres d’eau (ultra fraiche) nécessaires à remplir notre réservoir, directement à la tireuse à bière! 

La dizaine de minutes de marche retour est compensée par la perspective de pouvoir enfin apprécier une toilette grand luxe (on a quand même préféré chauffer quelques casseroles pour ajouter de l’eau chaude). Une bonne douche plus tard, nous retournons au restaurant déguster une délicieuse fondue du Vercors, spécialement préparée pour nous. Mention spéciale pour le service très prévenant et pour le patron sympathique qui a réussi à trouver assez de pain et de fromage pour répondre à notre commande de dernière minute. C’est typiquement le genre de cadre qui ne nous aurait pas attiré de prime abord, mais on y a passé un très bon moment.

Et cerise sur le gâteau…
on a enfin trouvé le temps de « baptiser » notre van: après la réfection de sa carrosserie, les autocollants personnalisés sont à nouveau posés.

Logo Joe sur le van Volkswagen T3

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